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Le blog de Tony Andreani
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Le blog de Tony Andreani
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26 mars 2022

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17 mars 2022

TABLE DES MATIERES de "Les concepts fondamentaux du matérialisme historique revisités"

Avant propos

Introduction. Une vue d’ensemble

        L’économique est aussi un lieu de pouvoir et d’idéologie

              Marx a bel et bien construit une économie générale

              Une économie très politique

              Mais il ne faut pas confondre pouvoir et domination

              Infrastructure/ superstructure : une métaphore féconde, mais à bien comprendre

         Comment la production se reproduit

              Le cœur du système productif

              Une illustration sommaire : la reproduction du capitalisme

              Production/reproduction : un vecteur orienté

              Les médiateurs de la reproduction et leurs opérateurs

               La théorie marxienne est opératoire aussi pour les modes de production précapitalistes

               La distinction production/reproduction sert aussi à revoir et affiner la

                    théorie des modes de production

          La sphère de la production vs la sphère du temps libre et de la consommation                         

          La question de la dialectique historique

                  Dialectique négative et dialectique positive

            L’histoire a-t-elle un sens ?

 

Chapitre 1. Travail concret et travail « abstrait »

              Le sens de ces deux concepts

              Quid du travail « abstrait » ?

              Le fétichisme de la marchandise

              De quelques fausses interprétations

              Le travail concret comme appropriation ou désappropriation

              Finalités du travail concret et du travail « abstrait »

              Quelques considérations sur la théorie de la valeur travail

 

Chapitre 2. Le procès de travail I. La force productive du travail

              Le travail est la seule véritable force productive

              Méfaits de la domination des moyens de travail sur la force productive du travail                  

              Les méfaits des actions de l’homme sur la nature

              Les méfaits des techniques sur la personne du travailleur

 

Chapitre 3. Le procès de travail II. La relation travailleur/moyen de travail

              Les modes de travail

              Les modes de travail et la division du travail

 

Chapitre 4. Le procès de travail III. La coopération

              La coopération subjective et ses formes

              La coopération objective et ses formes

 

Chapitre 5. Le procès de travail IV. Travaux productifs et travaux improductifs

              Les concepts de travail productif et de travail improductif

              Les travaux directement productifs

              Les travaux indirectement productifs

              Les travaux improductifs

 

Chapitre 6. Le procès de production/répartition de la « valeur »

              Valeur, produit-valeur, valeur marchande

              Le procès de création de la « valeur »

              Le procès de comptabilisation de la « valeur »

              Le procès de répartition de la « valeur »

              Les fonds de la répartition

              Les fonctions de propriété

              Conclusion sur les fonctions de propriété

 

Chapitre 7. Les procès de reproduction socio-économique

              L’exemple de la reproduction du mode de production « domestique »

              L’exemple de la reproduction du mode de production « patriarcal »

              Les théories de la parenté ont-elles une valeur explicative ?

              Brève théorie et histoire de l’échange

 

 Chapitre 8. La superstructure socio-économique

              Normes, sanctions, justifications, légitimations

              Des fonctions de coercition et d’assujettissement au sein du procès de production lui-même

              Les rapports de production secondaires et la superstructure politique

              La séparation du politique d’avec les rapports de production superstruturels

              La détermination des procès de travail par les rapports de production

      

 Chapitre 9. Effets du mode de production sur le milieu naturel

              Quand les classes dominantes détruisent les bases de leur propre société

              Le capitalisme a modelé le procès de travail selon sa logique et ses intérêts

              Impossibilité d’une croissance sans fin

              Ce qui devrait décroître

              Changer le système des besoins

 

Chapitre 10. Le temps libre et le procès de consommation

              Le procès de consommation et le temps libre

              La production crée-t-elle les besoins ?

              La nature humaine dans la perspective du matérialisme historique

              D’autres choses que nous avons apprises sur la nature humaine

              L’hubris du transhumanisme

              Le travail, le temps libre et les besoins

              Les effets des rapports de travail et de production sur le temps libre 

              Les effets de la sphère du temps libre sur les rapports de travail et de production              

            

Chapitre 11. La superstructure politico-idéologique

              Pourquoi il faut toujours résoudre des confits

              Les fonctions politiques générales

              Les niveaux et les formes de l’idéologie

              Une brève histoire du politique

 

Chapitre 12. Les modes de production sans classes

              Introduction à la théorie des modes de production

              Le mode de production familial primitif

              Le mode de production communautaire primitif

              S’agit-il d’un cas à part ?

              Le mode de production communautaire dans les sociétés plus avancées

              Le mode de production coopératif

              Un mode de production « collectif » ?

              Un certain mode de production familial moderne

 

Chapitre 13. Les modes de production de classes

              Propriété et possession

              La logique des modes de production de classes

              Le mode de production domestique

              Les formes antérieures du mode de production domestique

              Le mode de production patriarcal

              Le mode de production esclavagiste

              Le mode de production étatique

              Le mode de production foncier

              Le mode de production corporatif

              Le mode de production capitaliste

              Les différentes formes de capitalisme

              La plateformisation numérique du capitalisme                    

              La «transformation des valeurs en prix de production »

              L’échange inégal

              Que faut-il entendre par capitalisme d’Etat ?

 

Chapitre 14. Les classes sociales

              Les objections les plus sérieuses faites à la théorie marxiste

              Les faux-semblants de la théorie libérale

              Que retenir des analyses de Pierre Bourdieu ?

              Les classes sociales dans les modes de production précapitalistes

              Une esquisse des classes sociales aujourd’hui. L’exemple français

 

Chapitre 15. Les origines psycho-sociales des inégalités

              Ce n’est pas la lutte contre la rareté absolue qui est au cœur de l’histoire

              « L’insociable socialité » des être humains 1. L’homme comme « animal éco-systémique »

              « L’insociable socialité » 2. Du mimétisme à l’agressivité et au besoin de domination

              En quoi la thèse de René Girard ne peut convaincre

              De la rivalité à l’appropriation des biens

              Que conclure concernant la genèse et le développement des inégalités ?

              Quelques considérations sur l’égalitarisme

 

Chapitre 16. Le cours de l’histoire. Une esquisse

              Une théorie évolutionniste de l’histoire ?

              La détermination par les conditions naturelles et la division du travail

              De la sédentarisation et du stockage à l’agriculture et à l’élevage (le m. de p.domestique)                     

              Du mode de production patriarcal au mode de production étatique

              L’exception du passage aux modes de production esclavagiste, foncier et capitaliste               

              L’histoire longue des empires euro-asiatiques

              La courte histoire de l’Europe. Ses débuts

              Une histoire européenne qui a été longtemps en retard

              Les ressorts du rattrapage et de l’envol de l’Occident

              Le poids du passé

 

Chapitre 17. Les « systèmes » globaux

              Le capitalisme comme système global et sa différence avec les systèmes précédents

              Crises et fissures dans le système-monde capitaliste

 

Chapitre 18. Dialectique négative et dialectique positive dans l’Histoire

              En quoi le matérialisme historique peut-il être dit dialectique ?

              La dialectique dans les sociétés de classes

              Un contre-courant de dialectique positive

              L’homme comme animal dialectique

              La contradiction besoin/désir

              Le temps de travail versus le temps des affects

              La contradiction désir d’individualité/désir de communauté

              Que faut-il entendre, in fine, par dialectique positive ?

 

Chapitre 19. La perspective du socialisme

              L’impasse du capitalisme

              Le socialisme « réel » ne l’était pas

              La recherche sur les « modèles » de socialisme

              Le socialisme « à la chinoise »

              Et si Marx avait d’une certaine façon finalement raison ?

              Le communisme est-il un projet réalisable ?

              Quelles chances pour une alternative réelle au capitalisme ?

 

 

 

17 mars 2022

POURQUOI CE BLOG?

 

Qui suis-je ?

 

Difficile à dire. Si j’ai choisi l’enseignement de la philosophie (agrégation 1958, doctorat d’Etat 1986), alors que d’autres métiers m’auraient attiré (la peinture, l’architecture, l’ethnologie), c’était pour pouvoir m’intéresser à tout et ne pas me spécialiser. Et j’ai joui de cette merveilleuse latitude quand j’étais maître assistant de philo à Nanterre, surtout à l’époque où la philosophie s’y était ouverte à toutes les sciences humaines (avant de se refermer sur elle-même), puis professeur de sciences politiques à Paris 8 (de 1995 à 2001, année de ma retraite), où la science politique n’était heureusement nullement confinée à la politologie, et où mes étudiants, venus surtout du 93 et de tous les coins du monde, étaient de bien sympathiques interlocuteurs.

J’ai donc, sous le chapeau philosophique, enseigné un peu de tout : philosophie bien sûr (philosophie générale et épistémologie des sciences humaines, philosophie politique), mais aussi psychanalyse, sociologie, économie, et même (pas longtemps) psychologie expérimentale. Et mes écrits reflètent cette diversité, qui n’a pas du tout facilité ma carrière. La contrepartie : de lourds investissement en connaissances - car je ne déteste rien tant que l’amateurisme qui caractérise les philosophes professionnels, quand ils s’aventurent hors de leur domaine – mais aussi toujours le malaise de ne pas en savoir assez et de négliger tel ou tel champ. Aujourd’hui encore, je n’arrête pas d’accumuler notes et papiers. Donc je pourrais dire que je suis une sorte de philosophe généraliste, et ne le regrette pas, en me disant après tout que j’avais un illustre prédécesseur, un certain Karl Marx, qui lisait, commentait et utilisait tout ce qui lui tombait sous la main, tout en sachant très bien que je ne lui arriverais pas à la cheville. Bref, ces précisions serviront à éclairer mon parcours. Avant d’en dire deux mots, j’ajouterai que, hors mon activité proprement intellectuelle, je n’ai été jamais été qu’un militant de base, à la fois par conviction, par méfiance vis-à-vis de l’exercice du pouvoir, et par manque de disposition à être un homme public. J’ai bien exercé quelques responsabilités (la direction d’un département et d’une équipe de recherche pendant de courtes années), mais sans en tirer ni plaisir ni beaucoup de leçons. Et je dois dire que, en un sens, je le regrette : j’ai été si peu familier des appareils que j’ai du mal à les décrypter. Il est bien tard pour y remédier.

 

Mes domaines de recherches

 

Ils ont été fort variés, comme on peut le constater si l’on parcourt ma bibliographie : des travaux dans le champ du marxisme, des travaux épistémologiques, des travaux de philosophie politique, quelques travaux sociologiques et quelques études sur la Chine contemporaine, des écrits de science politique et divers articles d’intervention politique. Mais mes recherches se sont surtout portées, dans les dernières années, sur le socialisme : à la fois sur les socialismes historiques, pour en faire un bilan critique, et sur un nouveau socialisme, à concevoir pour le XXI° siècle.

 

Repenser le socialisme

 

 Nous sommes nombreux à la recherche d’une alternative à ce capitalisme néo-libéral mondialisé qui déconstruit systématiquement tout ce qui avait rendu le capitalisme vivable (et qui représentait, selon moi, des éléments de socialisme), qui nous a jeté dans une crise globale dont on ne cherche pas sérieusement à amortir les effets, et qui a entraîné, chez beaucoup, une profonde défiance et un véritable dégoût envers la politique. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’on peut se débarrasser du capitalisme du jour au lendemain et que la mondialisation est totalement réversible. C’est pourquoi je pense qu’il ne faut pas répugner à défendre de profondes réformes internes qui pourraient en limiter les dégâts. Mais je crois qu’il faut en même temps commencer à construire, patiemment mais résolument, la nouvelle société : un socialisme de la citoyenneté (notamment à travers la reconstruction des services publics) et un socialisme de marché (articulé à une nouvelle planification). J’ai passé en revue la littérature, si peu connue en France, sur les « nouveaux modèles de socialisme », et tenté d’en proposer un à mon tour, en cherchant à tirer les leçons des échecs du passé et en m’appuyant, autant que je le pouvais, sur les expériences existantes (telles que de nouvelles formes de gestion des entreprises d’Etat, les réseaux de coopératives, ou le financement solidaire). Un maître mot condense ce modèle : la « démocratie économique » (au sens large). Il s’agissait d’en éprouver la cohérence et la faisabilité, pour ne pas verser dans l’utopie, fût-elle modeste, et aussi d’en identifier les faiblesses ou les lacunes. Je suis tout à fait persuadé que cela demande de grands efforts et commande de constantes rectifications.

 Mais j’avais aussi un autre projet sur la table,

 

Refaire un retour sur Marx

 

Il y a plus de trente ans j’ai publié, non sans peine, mon « opus magnum », résultat d’un long labeur : deux forts volumes, intitulés De la société à l’histoire, tomes 1 et 2 (le troisième est resté en panne). Il s’agissait d’une part de reprendre les concepts marxiens fondamentaux, dans le champ de ce qui s’est appelé « le matérialisme historique », pour les affiner, les prolonger, les rectifier au besoin, et d’autre part, et en même temps, de les confronter au massif des connaissances (les meilleures, les plus sûres), qui ont vu le jour après la mort des deux pères fondateurs du marxisme.

Curieusement l’entreprise, dans l’ambition théorique qui était la sienne, a été peu tentée par des successeurs, plus soucieux de développer des aspects particuliers ou d’en tirer des leçons et considérations politiques. Depuis longtemps quelques bons lecteurs et amis me sommaient de donner une version plus courte et plus lisible de cet ouvrage, aujourd’hui épuisé. C’est ce que je viens d’essayer de faire dans mon dernier livre Matérialisme historique. Les concepts fondamentaux revisités (L’Harmattan, 2022) en corrigeant et actualisant mes précédentes analyses et en les élargissant vers une théorie de l’histoire, aux prétentions modestes.

 

Sur le contenu de ce blog

 

Je n’ai pas voulu en faire un blog sur des questions d’actualité, mais une petite bibliothèque de quelques uns de mes écrits, sachant que le meilleur des lecteurs n’aura ni la patience de lire mes livres et contributions, ni les moyens de se les procurer. La plupart des textes que j’ai retenus sont donc succincts, et essentiellement théoriques, dans des champs divers. Cependant, comme je me suis bien sûr intéressé aux enjeux de mon temps, j’ai aussi fait figurer quelques textes sur  l’Union européenne et de ses avatars, sur des questions politiques, économiques et sociologiques, et surtout sur le « modèle » chinois, qui fut et reste l’un de mes principaux centres d’intérêt. Beaucoup de ces textes sont datés (je le précise chaque fois), donc dépassés, mais ils m’ont semblé présenter quand même quelque intérêt, au moins rétrospectif. Je sais que les textes retenus dans ce blog ne sont pas de ceux qui font du buzz, mais toute réaction ou tout commentaire me sont précieux, et j’en remercie mes lecteurs.

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  • Comment réenchanter la politique ? En lui fixant un nouveau cap, qui serait la construction d’un socialisme du XXI° siècle. Un socialisme dont l’axe central serait la démocratie économique (au sens large).
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